François Athanase Charette de La Contrie

François Athanase Charette de La Contrie (1763-1796), plus connu sous le nom de François Charette, fut l’un des principaux chefs militaires des "guerres de Vendée", conflit majeur de la Révolution française opposant les insurgés vendéens aux armées de la République.

Officier de marine à l’origine, il devient en 1793 l’un des chefs les plus emblématiques de l’Armée catholique et royale.

Dans l’Ouest de la France, il organise et dirige une résistance armée composée principalement de paysans, d’artisans et de nobles locaux attachés à la religion catholique et à la monarchie.

Charette se distingue par sa capacité à mener une guerre de mouvement, utilisant la connaissance du terrain et la mobilité pour résister aux forces républicaines bien plus nombreuses.

Après plusieurs années de combats et de résistance, François Charette est capturé en mars 1796 par les forces républicaines.

Il est fusillé à Nantes le 29 mars 1796.

« Combattu souvent, battu parfois, abattu jamais. » François Athanase Charette de La Contrie.

Source de l'image : Paulin Guérin, (Portrait de François Athanase Charette de La Contrie), 1819 - Wikimedia Commons / Musée d’Art et d’Histoire de Cholet.

Henri du Vergier, comte de La Rochejaquelein

Henri du Vergier, comte de La Rochejaquelein (1772-1794) est l’une des figures les plus emblématiques des guerres de Vendée. Issu d’une ancienne famille noble de l’Ouest de la France, il devient très jeune l’un des chefs militaires de l’insurrection vendéenne contre les armées de la République.

À seulement vingt et un ans, il se distingue par son courage et son charisme. Il participe activement à l’organisation des forces insurgées et mène de nombreuses opérations contre les troupes républicaines. Son célèbre appel à ses soldats résume l’esprit de son commandement : « Si j’avance, suivez-moi ; si je recule, tuez-moi ; si je meurs, vengez-moi. »

Henri de La Rochejaquelein prend part à plusieurs batailles importantes du conflit vendéen.

Au printemps 1793, les insurgés remportent plusieurs batailles. Il contribue notamment aux victoires de Cholet et de Fontenay-le-Comte, qui marquent les débuts fulgurants de l’insurrection dans l’Ouest.

Durant ces campagnes, il se distingue par sa bravoure sur le champ de bataille et sa proximité avec les combattants vendéens.

Cependant, l’avantage initial des insurgés ne dure pas. L’armée républicaine se réorganise progressivement et reprend l’initiative dans la région.

La guerre prend un tournant dramatique à l’automne 1793. Lors de la bataille de Cholet, les forces vendéennes subissent une lourde défaite face aux armées républicaines.

Henri de La Rochejaquelein poursuit néanmoins la lutte dans les mois qui suivent. En 1794, alors qu’il continue d’organiser la résistance, il est mortellement atteint par le tir d’un soldat embusqué.

Il meurt à seulement 22 ans, devenant l’un des symboles tragiques de la guerre de Vendée.

Source de l'image : Pierre-Narcisse Guérin, Henri de La Rochejaquelein - Wikimedia Commons.

Jacques Cathelineau

Né le 5 janvier 1759 dans le Maine-et-Loire, Jacques Cathelineau est issu d’une famille relativement aisée. Très pieux, il est sacristain de sa paroisse, ce qui lui vaut le surnom de « Saint d’Anjou ». Profondément attaché à la religion catholique, il rejoint l’insurrection vendéenne dès le début des troubles révolutionnaires.

Grâce à son charisme et à sa foi, il rassemble plusieurs milliers d’hommes et devient l’un des principaux chefs de l’Armée catholique et royale, dont il est même proclamé généralissime.

Il participe à plusieurs combats importants et prend part aux victoires vendéennes de Cholet et de Saumur, bien que ces villes ne puissent être conservées durablement.

En juin 1793, il participe à la tentative de prise de Nantes aux côtés d’autres chefs vendéens comme Maurice d’Elbée, François Athanase Charette de La Contrie et Jean-Nicolas Stofflet. Au cours de la bataille, il est grièvement blessé par un tir.

Transporté à Saint-Florent-le-Vieil, il succombe à ses blessures le 14 juillet 1793, à l’âge de 34 ans.

Jacques Cathelineau demeure aujourd’hui l’une des figures majeures de l’insurrection vendéenne et le premier généralissime de l’Armée catholique et royale.

Source de l'image : Jacques Cathelineau par Anne-Louis Girodet - Wikimedia Commons.

Jean-Nicolas Stofflet

Né le 3 février 1753 en Lorraine, Jean-Nicolas Stofflet se distingue de plusieurs chefs vendéens par ses origines modestes. Il est en effet issu d’une famille paysanne. À l’âge de 17 ans, il s’engage dans l’armée au sein du régiment de Lorraine-Infanterie, où il acquiert une première expérience militaire.

Profondément opposé au nouveau régime issu de la Révolution, il rejoint en 1793 l’Armée catholique et royale à l’âge de 40 ans. Il devient rapidement l’un des chefs de l’insurrection et prend la tête des forces vendéennes de l’Anjou et du Haut-Poitou.

Au cours de la guerre, il participe à de nombreux affrontements, notamment lors des batailles de Nantes, Cholet, Thouars, Fougères, Le Mans, Angers, ainsi que durant l’épisode de la Virée de Galerne.

La lutte se prolonge encore plusieurs années, mais comme d’autres chefs vendéens, Jean-Nicolas Stofflet finit par être capturé par les forces républicaines. Il est arrêté dans la nuit du 23 au 24 février 1796, à la ferme de la Saugrenière, près de La Poitevinière.

Conduit à Angers, il est fusillé sur le Champ-de-Mars le 25 février 1796.

Jean-Nicolas Stofflet reste aujourd’hui l’une des figures importantes de la résistance vendéenne, représentant l’engagement d’hommes issus du peuple dans ce conflit qui marqua profondément l’Ouest de la France.

Source de l'image : Jean-Nicolas Stofflet, huile sur toile de Thomas Drake - Wikimedia Commons.

Maurice Gigost d’Elbée

Maurice Gigost d’Elbée naît le 21 mars 1752 à Dresde, en Saxe (actuelle Allemagne). Il est naturalisé français en 1757. Issu d’une famille marquée par la tradition militaire, il possède déjà une certaine expérience lorsqu’il rejoint l’Armée catholique et royale au début de l’insurrection.

Avant la Révolution, il avait également occupé la fonction de conseiller privé du roi de Pologne à Dresde, lorsque celui-ci résidait en Saxe.

En 1793, il devient l’un des principaux chefs de l’armée vendéenne et est nommé généralissime de l’Armée catholique et royale entre juillet et octobre 1793.

Durant les premiers mois de la guerre, il participe à plusieurs victoires importantes des insurgés, notamment lors de la bataille de Vezins (19 avril 1793), de Beaupréau (22 avril 1793) et lors de la prise de Thouars (5 mai 1793). Ces succès marquent les débuts victorieux de l’armée vendéenne.

Cependant, la guerre devient progressivement plus difficile pour les insurgés. Le 17 octobre 1793, lors de la bataille de Cholet, Maurice d’Elbée est grièvement blessé.

Affaibli, il est finalement capturé par les forces républicaines. Il est ensuite fusillé à Noirmoutier, entre le 6 et le 9 janvier 1794, après la troisième bataille de l’île.

Il meurt à l’âge de 41 ans, devenant lui aussi l’une des figures marquantes et tragiques des guerres de Vendée.

Source de l'image : Maurice Joseph Louis Gigost d'Elbée, huile sur toile de Paulin Guérin, 1827, Wikimedia Commons.

Charles-Melchior Artus de Bonchamps

Charles-Melchior Artus de Bonchamps naît le 10 mai 1760 à Juvardeil, dans le Maine-et-Loire, au sein d’une famille de petite noblesse angevine. Il grandit notamment au château du Crucifix, situé dans cette même commune.

Très jeune, il s’oriente vers la carrière militaire. À 15 ans, il intègre le régiment d’Aquitaine et participe à plusieurs campagnes militaires, notamment durant la période de la guerre d’indépendance américaine, à laquelle participa également un autre futur chef vendéen, François Athanase Charette de La Contrie.

Lorsque les troubles révolutionnaires atteignent l’Ouest de la France en 1793, Bonchamps rejoint à son tour l’Armée catholique et royale, dont il devient rapidement l’un des généraux.

Durant les premiers mois de l’insurrection, il prend part à plusieurs victoires importantes des insurgés, notamment lors des batailles de Vezins, Beaupréau, Thouars, La Châtaigneraie et de la seconde bataille de Fontenay-le-Comte.

Cependant, la guerre devient progressivement plus difficile pour les Vendéens. Bonchamps participe également à des combats plus défavorables, comme les batailles de Nantes, Martigné-Briand, Clisson et enfin Cholet.

La bataille de Cholet, le 17 octobre 1793, lui est malheureusement fatale. Grièvement blessé, il est transporté à Saint-Florent-le-Vieil.

C’est à ce moment que se produit l’un des épisodes les plus célèbres de sa vie. Alors que certains insurgés souhaitent exécuter plusieurs milliers de prisonniers républicains, Bonchamps, mourant, ordonne de leur accorder la grâce. Environ 5 000 prisonniers sont ainsi épargnés grâce à sa décision.

Gravement blessé, il s’éteint le 18 octobre 1793, vers 23 heures, à La Meilleraie, dans une maison de pêcheur.

Ce geste de clémence marquera profondément les mémoires. Plus tard, un descendant de l’un des prisonniers graciés réalisera un tableau en hommage à Charles de Bonchamps, symbole de pardon au cœur d’une guerre particulièrement violente.

Source de l'image : Charles Melchior Artus de Bonchamps, huile sur toile de Anne-Louis Girodet, 1816, Wikimedia Commons.

Antoine-Philippe de La Trémoille

Antoine-Philippe de La Trémoille, plus connu sous le titre de prince de Talmont.

Il naît le 27 septembre 1765 à Paris et appartient à l’ancienne et prestigieuse famille noble de La Trémoille, originaire du Poitou et liée à la région vendéenne.

Avant de rejoindre l’insurrection vendéenne, il s’engage activement dans la cause contre-révolutionnaire. Il participe notamment aux activités de l’armée des émigrés, formée par des Français ayant quitté le pays pour lutter contre le nouveau régime issu de la Révolution. Plus de 140 000 personnes, souvent proches de la monarchie, avaient alors émigré vers d’autres pays européens.

Installé un temps à Paris, il tente d’y recruter des partisans royalistes, mais sans réel succès. Il décide alors de rejoindre l’Ouest de la France. Munis d’un faux passeport, il traverse plusieurs provinces avant d’atteindre la Vendée, où il parvient plus facilement à rallier des hommes à la cause insurgée.

Durant la guerre, il participe à plusieurs affrontements importants. Il se distingue notamment lors de la bataille de Nantes du 28 juin 1793, où ses discours contribuent à maintenir la cohésion des troupes vendéennes, alors que beaucoup de combattants sont découragés après de longs combats.

Comme d’autres chefs vendéens, il prend également part à la bataille de Cholet et à la Virée de Galerne, expédition au cours de laquelle certains chefs espèrent obtenir l’aide de l’Angleterre contre les armées républicaines.

Cependant, la situation militaire se dégrade progressivement pour les insurgés. Antoine-Philippe de La Trémoille est capturé en décembre 1793.

Traduit devant un tribunal révolutionnaire, il est condamné à mort et exécuté à Laval le 27 janvier 1794.

Après son exécution, sa tête est exposée au château de Laval, puis enterrée dans la cour. Selon la tradition familiale, elle aurait ensuite été placée dans le caveau familial après la mort de son fils en 1815, celui-ci étant décédé sans descendance.

Le prince de Talmont demeure aujourd’hui l’une des figures marquantes de la noblesse engagée dans les guerres de Vendée.

Source de l'image : "Le Prince de Talmont" par Léon Cogniet - Wikimedia Commons.

Louis-Marie de Salgues, marquis de Lescure

Louis-Marie de Salgues, marquis de Lescure, l’un des chefs les plus respectés de l’Armée catholique et royale.

Il naît le 27 octobre 1766 à Paris dans une famille noble originaire du Languedoc, mais bien implantée dans l’Ouest du royaume. Par alliance, il est cousin d’Henri de La Rochejaquelein, avec qui il entretient une relation très étroite.

Avant la Révolution, Lescure suit une carrière militaire prometteuse. Élève à l’École militaire, il devient officier dans les dragons. Il est connu pour son caractère profondément pieux, loyal et monarchiste. Hostile aux bouleversements révolutionnaires, il se retire progressivement de la vie publique après 1791.

Lorsque l’insurrection vendéenne éclate en 1793, il rejoint les insurgés et devient rapidement l’un des chefs les plus estimés de l’Armée catholique et royale. Courageux au combat et réputé pour sa clémence envers les prisonniers, il gagne l’admiration de ses hommes.

Il participe à plusieurs batailles importantes, notamment à Fontenay-le-Comte, où il joue un rôle déterminant dans la victoire vendéenne et la libération de chefs capturés lors d’un affrontement précédent. Il combat également lors des batailles de Thouars et de Saumur.

Comme plusieurs chefs vendéens, il soutient ensuite l’idée de franchir la Loire pour tenter d’obtenir l’aide des Anglais. Il prend donc part à la Virée de Galerne, cette expédition menée vers le nord-ouest du royaume.

Lors de la bataille de La Tremblaye, près de Cholet, Lescure est grièvement blessé à la tête. Malgré la gravité de sa blessure, il continue de suivre et de diriger les opérations depuis une litière, incapable de marcher mais toujours présent auprès de ses troupes.

Affaibli par ses blessures, il meurt finalement le 4 novembre 1793 à La Pellerine, à seulement 27 ans.

Sa veuve, Victoire de Donnissan, connue sous le nom de Madame de Lescure, laissera plus tard des mémoires précieux, racontant les combats, les souffrances et la foi des insurgés durant les guerres de Vendée.

Source de l'image : "Louis de Lescure", peinture de Robert Lefèvre, 1818. - Wikimedia Commons.

Charles Sapinaud de La Rairie

Charles Sapinaud de La Rairie, chef vendéen connu pour sa loyauté et sa persévérance.

Il naît le 30 décembre 1760 à La Gaubretière, en Vendée, au sein d’une famille de petite noblesse. Avant la Révolution, il sert comme officier de cavalerie. Profondément attaché à la monarchie et à la foi catholique, il rejoint dès mars 1793 l’insurrection vendéenne et met son expérience militaire au service des insurgés.

Il combat principalement dans la région des Herbiers, de Mortagne et de Cholet, où il se distingue par son courage et sa discipline. Blessé à plusieurs reprises, il revient néanmoins combattre aux côtés des Vendéens.

Après la défaite de Cholet en octobre 1793, il participe à la Virée de Galerne. Au début de l’année 1794, il parvient à regagner la Vendée et reprend la lutte sur son territoire.

En 1795, lors du débarquement royaliste de Quiberon, il reprend les armes dans l’espoir de soutenir l’opération. Après l’échec du mouvement, il dépose finalement les armes et se retire quelque temps de la vie militaire. Il devient alors maire de La Gaubretière, tout en restant fidèle à ses convictions royalistes.

Lors des Cent-Jours en 1815, il reprend une dernière fois les armes contre Napoléon. Après la chute de l’Empire, Louis XVIII le récompense pour sa fidélité en le nommant lieutenant-général, inspecteur des gardes nationales de la Vendée, et chevalier de la Légion d’honneur.

Charles Sapinaud de La Rairie meurt le 10 août 1829 à La Gaubretière.

Il demeure dans l’histoire comme un chef vendéen tenace et fidèle, resté attaché jusqu’à la fin à ses convictions et à la cause qu’il avait choisie de défendre.

Source de l'image : Portait du général Sapinaud, huile sur bois anonyme, 1820 Wikimedia Commons.

Jean Chouan

Jean Chouan occupe une place particulière. Son nom deviendra même celui donné à l’ensemble des insurrections royalistes de l’Ouest : la Chouannerie.

De son vrai nom Jean Cottereau, il naît le 30 octobre 1757 à Saint-Berthevin, en Mayenne, dans une famille modeste de bûcherons et de sabotiers. Très tôt, il reçoit le surnom de « Jean Chouan », probablement en référence au cri du chat-huant (appelé chouan en patois local) qu’il utilisait pour signaler la présence d’ennemis ou prévenir ses compagnons.

Lorsque la Révolution remet en cause la monarchie et la religion catholique, Jean Chouan se soulève contre les autorités révolutionnaires. Dès 1792, il organise des actions de guérilla dans l’Ouest de la France : embuscades contre les colonnes républicaines, protection de prêtres réfractaires et soutien aux populations restées fidèles à la foi catholique.

Ses groupes armés opèrent principalement en Mayenne, en Ille-et-Vilaine et en Maine-et-Loire, parfois en lien avec les insurgés vendéens. Plus chef de guérilla que véritable général, Jean Chouan se distingue par sa mobilité et sa capacité à surprendre l’ennemi, rendant ses troupes difficiles à capturer.

Peu à peu, sa réputation grandit et son nom devient symbole de la résistance royaliste dans l’Ouest. C’est d’ailleurs de son surnom que vient le terme « Chouannerie », utilisé pour désigner les soulèvements royalistes de Bretagne et du Maine.

Jean Chouan meurt le 28 juillet 1794, à l’âge de 36 ans, après avoir été grièvement blessé la veille lors d’une embuscade tendue par les troupes républicaines près du bois de la Babinière.

Figure populaire, Jean Chouan reste aujourd’hui l’un des symboles de la résistance paysanne et royaliste face à la Révolution.

Source de l'image : Portrait présumé de Jean Chouan par L. de Labarre, réalisé d'après témoignages, 1840 - Wikimedia Commons

Pierre-Suzanne Lucas de La Championnière

Pierre-Suzanne Lucas de La Championnière fut un fidèle compagnon d’armes du général François Athanase Charette de La Contrie.

Il naît en 1769 à Nantes, dans une famille de petite noblesse liée au Bas-Poitou. Profondément attaché à la foi catholique et à la monarchie, il rejoint dès 1793 l’insurrection vendéenne lorsque le soulèvement éclate dans l’Ouest de la France.

Il sert principalement dans l’armée commandée par Charette, active dans le Bas-Poitou et le pays de Retz. Officier courageux et discipliné, il participe à plusieurs opérations contre les troupes républicaines durant les différentes phases de la guerre.

Après la mort de Charette en 1796, la résistance vendéenne s’affaiblit progressivement. La Championnière se retire alors peu à peu de la vie militaire.

Il reste toutefois connu pour avoir laissé un témoignage précieux, que sont ses Mémoires, dans lesquels il raconte les événements de la guerre et la vie quotidienne des combattants vendéens. Ces écrits constituent aujourd’hui une source historique importante pour l’étude des guerres de Vendée.

Pierre-Suzanne Lucas de La Championnière meurt en 1828 à Brains, laissant le souvenir d’un officier fidèle à la cause vendéenne et témoin direct de cette période de l’histoire de l’Ouest de la France.

Source de l'image : Portrait de Pierre Lucas de La Championnière réalisé par son fils en 1828 - Wikimedia Commons

Pierre-Constant de Suzannet

Pierre-Constant de Suzannet est l’un des chefs vendéens ayant poursuivi la lutte royaliste bien après les premières guerres de Vendée.

Il naît le 13 février 1772, dans une famille noble du Bas-Poitou profondément attachée à la monarchie et à la religion catholique. Lorsque l’insurrection vendéenne éclate en 1793, il rejoint les insurgés et combat au sein de l’Armée catholique et royale.

Au cours de la guerre, il sert comme officier aux côtés des chefs vendéens et participe aux combats menés dans l’Ouest contre les forces républicaines.

Après les grandes campagnes de 1793-1796, la lutte royaliste ne disparaît pas complètement dans la région. Pierre-Constant de Suzannet reste attaché à la cause monarchiste et reprend les armes lorsque la situation politique s’y prête.

En 1815, lors des Cent-Jours, alors que Napoléon revient au pouvoir, une nouvelle insurrection royaliste éclate en Vendée. Suzannet se place à la tête de troupes vendéennes opposées à l’Empereur, avec quelques vingt cinq mille derniers volontaires.

Hélas, il est mortellement blessé lors de la bataille de Rocheservière, le 21 juin 1815, l’un des derniers affrontements de cette insurrection.

Pierre-Constant de Suzannet reste ainsi l’un des chefs vendéens ayant continué la lutte royaliste jusqu’aux derniers soubresauts des guerres de l’Ouest.

Source de l'image : "Le Comte de Suzannet", huile sur toile de Jean-Baptiste Mauzaisse, 1817.

François de Lyrot de La Patouillère

François de Lyrot de La Patouillère, membre d’une ancienne famille noble du Bas-Poitou.

Issu de la noblesse locale, il est profondément attaché à la religion catholique et à la monarchie. Lorsque l’insurrection vendéenne éclate en 1793, il rejoint les insurgés et s’engage dans l’Armée catholique et royale.

Il sert principalement dans les troupes commandées par François Athanase Charette de La Contrie, actives dans le Bas-Poitou et le pays de Retz. Comme de nombreux officiers vendéens, il participe à plusieurs opérations contre les forces républicaines durant les différentes phases de la guerre.

Engagé aux côtés des insurgés dès les débuts du conflit, François de Lyrot de La Patouillère fait partie de ces nobles locaux qui prennent les armes pour soutenir la cause royaliste.

Il est tué en décembre 1793, au cours des combats qui se poursuivent alors dans l’Ouest de la France, à une période où la guerre devient de plus en plus violente et dispersée.

François de Lyrot de La Patouillère demeure aujourd’hui l’un des officiers vendéens ayant combattu aux côtés des grands chefs de l’Armée catholique et royale durant les premières années de l’insurrection, bien qu'il ne fut - à cause de son décès - officier que quelques mois.

Source de l'image : François Lyrot - Wikipédia

Jean-Baptiste Joly

Jean-Baptiste Joly, officier vendéen engagé aux côtés du général François Athanase Charette de La Contrie.

Issu du Bas-Poitou, Jean-Baptiste Joly rejoint dès 1793 l’insurrection vendéenne lorsque le soulèvement éclate dans l’Ouest de la France. Il s’engage dans l’Armée catholique et royale et combat principalement dans les troupes commandées par Charette, actives dans la région du Bas-Poitou et du pays de Retz.

Au cours du conflit, il participe à plusieurs opérations contre les forces républicaines et s’impose progressivement comme l’un des officiers fidèles de l’armée vendéenne. Comme beaucoup de combattants de cette armée, il prend part aux combats menés dans la région durant les années les plus intenses de la guerre.

Après la capture et l’exécution de Charette en 1796, la résistance vendéenne s’affaiblit fortement. Jean-Baptiste Joly poursuit néanmoins la lutte quelque temps aux côtés des derniers groupes insurgés.

Il meurt en juin 1794, alors que la guerre se poursuit encore dans l’Ouest de la France sous forme de combats plus dispersés.

Jean-Baptiste Joly reste aujourd’hui l’un des chefs vendéens ayant combattu aux côtés de Charette durant les dernières années de l’insurrection.

Source de l'image : "Le général Joly aux Quatre-chemins", dessin de Thomas Drake et lithographie d'Henri Daniaud, 1856 - Wikimedia Commons

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